Amélie CHERUBIN SOULIERES
comédienne

Haïtienne d’origine, Amélie Chérubin Soulières a été adoptée et a grandi au
Québec. Après son diplôme en science de la parole elle poursuit ses études en
interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada et est diplômée en 2003.
La diversité de son jeu l’amène à interpréter plusieurs rôles autant au Québec qu’en Suisse.

Sa première présence du côté européen a été avec le seule en scène Jaz, de Koffi Kwahulé, mise en scène de Kristian Frédric. Depuis maintenant douze ans à Fribourg, elle s’est fait remarquer en Suisse romande dans plusieurs pièces dont : le spectacle duo, Gouverneurs de la rosée, mise en scène de Geneviève Pasquier ; celles présentées par le Magnifique Théâtre et mises en scène par Julien Schmutz : Joker, Le Traitement, La Méthode Grönholm, L’Iliade ; avec la Compagnie De Facto : La visite de la vieille dame, mise en scène par Nathalie Sandoz ; L’Oiseau Bleu, mise en scène par Benjamin Knobil. Elle a collaboré notamment avec Anne-Cécile Moser, Joséphine De Weck, Laetitia Barras, Sylvianne Tille, Fred Polier.

Depuis vingt-deux ans, Amélie va d’un média à l’autre et joue au cinéma, à la télévision et au théâtre sur ces deux pays d’accueils ; La Maison des Folles (Québec), Fait Divers (Québec), Tinou (Suisse), Un dimanche à Kigali (Québec). Elle prête sa voix pour raconter les contes haïtiens tirés du livre de Charles Ridoré, La tortue qui savait chanter et autres contes traditionnels haïtiens, paru aux éditions du Jasmin en janvier 2022. Sa première mise en scène : Conversations avec mon Pénis, a été présentée dans le cadre Midi Théâtre pour poursuivre en tournée à L’Arbanel, au CO2, au Bicubic et enfin au théâtre Pré-aux-Moines. Récemment Amélie s’est démarquée par son jeu polyvalent et engagé avec le spectacle We run the Wolrd Girls ! déambulation théâtrale dirigée par Pauline Epiney, ainsi qu’avec l’installation performative au Festival Altitude, pour l’artiste peintre Guy Oberson.

Pour la prochaine saison théâtrale, Amélie jouera au théâtre Nuithonie et au TKM, Augustin à la mine, fresque théâtrale sur l’artiste brut Augustin Lesage, de Fabrice Melquiot et mise en scène par Julien Schmutz, ainsi qu’au Théâtre Le Poche,  La Grande Ourse, texte de Penda Diouf et mise en scène d’Evelyne Castellino.

Amélie mêle sans cesse ses énergies haïtienne, nord-américaine et suisse pour s’engager dans son art. Son énergie unique, elle la met aussi au service des enfants avec les ateliers de théâtre de La Tribu, qui se veut un lieu d’ouverture et de permission, où le théâtre est outil de vie.

Actrice incarnée, elle remue sans retenue nos âmes de spectateurs. Elle vibre, trépigne, imagine des cascades théâtrales, des conversations avec les pénis, de la poésie insurrectionnelle à même le bitume de nos paisibles rues, mais rêve aussi de délicatesse et de silence. Amélie met beaucoup de lumière dans sa colère, du sourire dans ses combats et toute la douce fermeté de son esprit frappeur dans son rapport à l’existence.